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Mammon est sans doute le faux dieu le plus connu : le dieu de l'argent. Cette déité séduit un très grand nombre par sa promesse de prospérité, de pouvoir et de bonheur procuré par la richesse.

 

Pourtant, Jésus-Christ nous met en garde contre son pouvoir trompeur :

 

« Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » — Matthieu 6:24

 

Quels sont donc les dangers de ce culte de l’argent qui nous détourne de nous-mêmes et des autres ?

 

Le premier effet observable de l’accumulation d’argent est qu’elle nous pousse à bâtir notre sentiment de sécurité et d’accomplissement sur la possession matérielle. Plus nous possédons, plus nous avons le sentiment de pouvoir faire face à l’imprévu et de concrétiser nos désirs par l’achat de biens et de services. Mais si cette logique nous gagne totalement, nous en venons à négliger le développement de nos propres ressources intérieures : notre résilience, notre créativité, notre capacité d’agir. Mammon nous anesthésie. Il nous perfuse de confort au point de nous rendre dépendants, nous empêchant d'exercer nos facultés les plus profondes.

 

Cette illusion est pourtant facile à démonter. Il suffit d’imaginer se retrouver seul sur une île déserte, perdu dans une forêt, ou confronté à un effondrement économique brutal : dans ces cas extrêmes, l’argent perd toute valeur. Il ne protège plus, ne réalise plus rien. Il est impuissant.

 

Et pourtant, aveuglés par cette illusion, nombreux sont ceux qui se mettent à accumuler toujours plus. Cela semble logique : pour se protéger des aléas, il faut faire fructifier son argent, dépasser l’inflation, appliquer la fameuse stratégie de la "boule de neige". Mais très vite, l’avidité s’installe. La soif devient insatiable. Et si, en plus, la richesse est associée au bonheur — comme le martèle la publicité — alors la spirale s’accélère :

 

« Encore un peu plus, et je serai heureux. »

 

Mammon détruit aussi la foi et la confiance dans la vie. Là où la foi nous enseigne que nous avons en nous les ressources pour faire face, Mammon promet une autosuffisance absolue, fondée uniquement sur les réserves financières. Mais c’est une illusion : l’argent ne remplacera jamais la confiance, ni la capacité d’adaptation, ni les liens humains.

 

Pour maintenir cette illusion collective, Mammon s’appuie sur un complice : l’État-providence. Ce dernier organise une forme de solidarité basée sur la collecte et la redistribution d’argent, afin d’assurer une aide en cas de coup dur. Cela peut sembler bénéfique, mais cette solidarité repose sur la même logique que Mammon : celle de l'accumulation. Et peu à peu, elle devient une norme, une obligation, un système qui empêche l’émergence de la solidarité véritable — celle qui naît du cœur, du lien humain direct.

Car si l’on doit sans cesse sécuriser son avenir financier, comment peut-on encore faire preuve de générosité désintéressée ? Comment donner sans crainte quand la peur du manque nous guette ? La possession devient le pilier de notre sécurité, au détriment de la compassion, de l’empathie et du don gratuit.

 

Petit à petit, le cœur s’assèche. Pour se justifier, l’esprit crée des croyances confortables :

 

« Les pauvres ont sûrement mal géré leur argent. Ce qui leur arrive est leur faute. »


Quelle inversion de la réalité ! Les victimes de coups du sort deviennent coupables de leur sort, tandis que les riches, même s’ils exploitent les autres, sont glorifiés comme des modèles de réussite. Mammon justifie l’injustice. Il normalise l’insensibilité.

 

Et cela va plus loin encore : il détruit les liens humains les plus proches. Amitiés, familles, couples : tout devient secondaire face aux « affaires » ! Pour accepter cette dérive, il faut se persuader d’être dans le bon :  « On ne va quand même pas faire de cadeaux ? » La peur de perdre ce que l’on possède rend difficile le don sincère, même dans l’intimité. L’autre devient un outil, un moyen, et non plus une fin en soi.

 

L’illusion du pouvoir de l’argent nourrit aussi l’orgueil et la vanité. L’accumulation devient un étalon de valeur personnelle. On se compare, on se jauge, on méprise parfois ceux qui ont moins. La richesse devient synonyme de supériorité, même si elle repose sur l’exploitation.

 

Traîtreusement, cette illusion se referme sur celui qui y succombe. Il devient prisonnier — non seulement d’un confort matériel, mais aussi d’une prison intérieure. Le prix de cette captivité : la perte de sa conscience, de ses valeurs, de sa raison d’être. Les relations authentiques se dessèchent, remplacées par un sentiment creux de puissance et de sécurité.
L’individu s’éloigne de lui-même et devient le reflet d’une idole de la fausse réussite.

 

Alors une question essentielle se pose :

 

Quelle est la valeur de ton authenticité, de ta conscience, de ta raison d’être ? Se laisser acheter, troquer son âme contre une sécurité illusoire et un pouvoir vide… N’est-ce pas, au fond, se perdre soi-même ?

 

Les apologues

L’Amour, tout puissant !
2023-06-20 21:15 Un de ses amis lui dit : « Parle nous d’Amour ! - Celui qui aime la réalité, aime la création et son créateur, aime la source et la vie, aime le masculin et le féminin, il n’est pas possible d’aime...
Le temps
2023-06-20 21:02 Un jour un de ses amis se plaignit de la durée que lui prenait ses apprentissages. Alors il lui dit : « Le temps n’a pas d’importance, seule la leçon en a ».

Une bouteille à la mer

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